Cette histoire remonte à une période très ancienne que les Aborigènes appellent le "Dreaming": le Temps du Rêve. À cette époque, le monde existait déjà mais il n'avait pas la forme que nous lui connaissons aujourd'hui : la Terre était déserte, silencieuse et recouverte par les glaces. Quant au ciel, il était d'une profonde noirceur et n'avait aucune étoile.
Puis, un jour, le Grand Esprit Créateur décida de réveiller ce monde. Mais qui est-il ? Nul ne le sait car personne ne l'a jamais vu, mais ses pouvoirs sont grands: il contrôle les cieux et les vents. Chacun le nomme diférement, voici quelques exemples: Bunjil, Nurunderi, Wandjina, Baïami ou Kurunpa. Mais peu importe son nom car chacun de ses décrit cet être aux pouvoirs immenses.
Le Grand Esprit Créateur avait décidé de retirer au monde sa couverture de glace. Mais pour cela, il avait besoin d'aide. Il s'adressa donc à Yhi, la déesse du Soleil. Il lui demanda de sortir de sa maison et partir arpenter les landes glacées, les montagnes nues, les eaux gelées et de les réchauffer avec ses rayons. La déesse obéit de suite, quitta son abri et entreprit de parcourir la Terre. Chaque pas de la déesse fit naître de l'herbe, des bosquets des arbres et des fleures. Elle marcha longtemps jusqu'à ce que ses pas aient couvert chaque parcelle de la Terre, que le sol stérile se transforme en plaines verdoyantes, ou forêts luxuriantes, clairières lumineuses ou champs fertiles...Mais le travail n'était pas encore fini.
Le Grand Esprit Créateur demanda à Yhi de partir explorer les cavernes et de les illuminer. La déesse se remit en route. Elle arriva devant une caverne et y entra. La caverne était sombre et, soudainement, une multitude d'insecte se mit à voler, ramper, grimpé... Ils se regroupèrent autour de la lumineuse Yhi, elle les salua et les conduisit hors de la caverne où le monde qu'elle avait réveillé les attendait. Les insectes s'éparpillèrent sur la surface de la Terre. Certains choisirent de vivre dans les arbres, d'autres sur le sol et d'autres encore dans les fleurs. Puis, elle fit de même pour toutes les grottes gelées.
La déesse dessina alors sur le sol un chemin pour que l'eau puisse se déverser vers le monde extérieur. Elle guida ensuite hors de la grotte les serpents et les batraciens qui, comme l'avaient fait les insectes, partirent trouver refuge sous un rocher, près d'un arbre ou dans le sol.
Puis, Yhi traça du bout de son doigt ici un lac, là un ruisseau, ou encore un fleuve qui poursuit sa course jusqu'à la mer. Les poissons y vécurent heureux, certains choisissant de rester dans les rivières ou les billabongs ( cela signifie étang en aborigène et ce terme est très employé en Australie ), d'autres préférant l'espace de l'océan.
Du haut des cieux , le Grand Esprit Créateur regarda le travail de Yhi, ravi : tout était enfin fini . Il s'adressa alors aux créature de la Terre.
- Je suis Le Grand Esprit Créateur et ceci est le monde que j'ai créé. Je vous le confie. La Terre sera soumise au rythme de deux saisons: l'été, la chaleur permettra aux fruits et aux fleurs d'éclore et au monde de s'épanouir ; l'hiver permettra à tous de se reposer. Vivez en harmonie les uns avec les autres. Prenez bien soin de la Terre sur laquelle vous habitez. Respectez les saisons et ce qu'elles ont a offrir. Je vous laisse en paix et vous regarderai du haut des cieux. Vous avez toute ma confiance.
Ce furent ces derniers mots.
Son départ plongea la Terre une totale obscurité.
Extrait de 10 contes d'Australie de Annie Langlois
Puis, un jour, le Grand Esprit Créateur décida de réveiller ce monde. Mais qui est-il ? Nul ne le sait car personne ne l'a jamais vu, mais ses pouvoirs sont grands: il contrôle les cieux et les vents. Chacun le nomme diférement, voici quelques exemples: Bunjil, Nurunderi, Wandjina, Baïami ou Kurunpa. Mais peu importe son nom car chacun de ses décrit cet être aux pouvoirs immenses.
Le Grand Esprit Créateur avait décidé de retirer au monde sa couverture de glace. Mais pour cela, il avait besoin d'aide. Il s'adressa donc à Yhi, la déesse du Soleil. Il lui demanda de sortir de sa maison et partir arpenter les landes glacées, les montagnes nues, les eaux gelées et de les réchauffer avec ses rayons. La déesse obéit de suite, quitta son abri et entreprit de parcourir la Terre. Chaque pas de la déesse fit naître de l'herbe, des bosquets des arbres et des fleures. Elle marcha longtemps jusqu'à ce que ses pas aient couvert chaque parcelle de la Terre, que le sol stérile se transforme en plaines verdoyantes, ou forêts luxuriantes, clairières lumineuses ou champs fertiles...Mais le travail n'était pas encore fini.
Le Grand Esprit Créateur demanda à Yhi de partir explorer les cavernes et de les illuminer. La déesse se remit en route. Elle arriva devant une caverne et y entra. La caverne était sombre et, soudainement, une multitude d'insecte se mit à voler, ramper, grimpé... Ils se regroupèrent autour de la lumineuse Yhi, elle les salua et les conduisit hors de la caverne où le monde qu'elle avait réveillé les attendait. Les insectes s'éparpillèrent sur la surface de la Terre. Certains choisirent de vivre dans les arbres, d'autres sur le sol et d'autres encore dans les fleurs. Puis, elle fit de même pour toutes les grottes gelées.
La déesse dessina alors sur le sol un chemin pour que l'eau puisse se déverser vers le monde extérieur. Elle guida ensuite hors de la grotte les serpents et les batraciens qui, comme l'avaient fait les insectes, partirent trouver refuge sous un rocher, près d'un arbre ou dans le sol.
Puis, Yhi traça du bout de son doigt ici un lac, là un ruisseau, ou encore un fleuve qui poursuit sa course jusqu'à la mer. Les poissons y vécurent heureux, certains choisissant de rester dans les rivières ou les billabongs ( cela signifie étang en aborigène et ce terme est très employé en Australie ), d'autres préférant l'espace de l'océan.
Du haut des cieux , le Grand Esprit Créateur regarda le travail de Yhi, ravi : tout était enfin fini . Il s'adressa alors aux créature de la Terre.
- Je suis Le Grand Esprit Créateur et ceci est le monde que j'ai créé. Je vous le confie. La Terre sera soumise au rythme de deux saisons: l'été, la chaleur permettra aux fruits et aux fleurs d'éclore et au monde de s'épanouir ; l'hiver permettra à tous de se reposer. Vivez en harmonie les uns avec les autres. Prenez bien soin de la Terre sur laquelle vous habitez. Respectez les saisons et ce qu'elles ont a offrir. Je vous laisse en paix et vous regarderai du haut des cieux. Vous avez toute ma confiance.
Ce furent ces derniers mots.
Son départ plongea la Terre une totale obscurité.
Extrait de 10 contes d'Australie de Annie Langlois
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